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    "IL ETAIT UNE FOIS..."

    c'est l'histoire que racontait ma maitresse à ses amis quand j'étais petit que je vous rapporte ici :

    Comment suis-je arrivé là moi ?

    J'en ai rêvé très longtemps... 
    Depuis que ma mère, profitant de mon éloignement pour un mois de vacances, a donné mon PIPO (fox à poils durs)  à  une dame du quartier, sous prétexte qu'elle ne pouvait pas le laisser seul sans qu'il ne hurle (C'était vrai mais depuis le début c'est à dire depuis 4 ans ! Or  elle ne sortait jamais que pour faire ses courses quotidiennes, ce qu'elle a bien évidemment continué à faire après  ce "don" !
    J'avais alors  environ 16 ou 17 ans,  mais j'ai pleuré, pleuré pendant des jours et des jours...
    Depuis, dès que je trouvais sur ma route un bon toutou sympa, je rêvais de l'embarquer chez moi  (ce que je n'aurais jamais fait, ma devise étant : NE JAMAIS FAIRE  A AUTRUI...) et je compensais avec celui de mon frère (berger allemand fugueur - et qui s'est perdu x fois) et ceux de mes copines, toutes 2 propriétaires  d'un bon gros briard - l'un beige et l'autre noir.  

     Et puis mon mari travaillait de plus en plus, de plus en plus souvent à la maison le soir, tard, et le week-end... jusqu'à me dire  : "ça serait plus facile si j'avais un fax à la maison"... "Alors là : pas question, et si tu achètes un fax pour bosser encore plus, moi je prends un chien !" ai-je répondu. Le samedi suivant le fax était installé et le dimanche matin, JACK, le bébé cairn terrier faisait son entrée dans le monde inconnu pour lui de la Croix-Rousse (un quartier de LYON).

    Je n'aime pas beaucoup donner un nom "humain" à un chien, j'ai donc rebaptisé mon toutounou "VOYOU" même si le "V" n'était pas "sa" lettre, ce dont je me moquais éperdument puisqu'il n'a pas ses papiers (chut, faut pas le dire... par les temps actuels c'est mal vu !).

    Qu'est ce que j'étais heureuse de le voir déambuler maladroitement, un tout petit peu moins de le voir pisser n'importe ou dans la maison, mais il était si mignon...

     

    Comment suis-je arrivé là moi ?

    Alors on s'est mis à mettre des journaux par terre dans tous les coins (regardez la photo !) on en descendait même dans le caniveau dans la rue, les voisins étaient morts de rire et la boulangère m'accueillait tous les jours avec un grand "Alors ???" auquel j'ai répondu longtemps "Toujours pas" énigmatique qui inquiétait quelque peu ses clients !

     

    Comment suis-je arrivé là moi ?


    11 commentaires
  • VOYOU a un maître

    Bon, le chien est propre… Ok. Mais alors question obéissance c’est une autre paire de manches…

    Si je l’appelle, il s’étire, comme un chat l’animal, une patte…, puis l’autre.., sans omettre les deux de derrière…. Il finit, après avoir entendu 20 fois « VOYOU VIENS », par se véhiculer jusqu’à l’autre personne des environs qui ne l'appelle pas (André, Lucie, ou un visiteur s’il en est), mais alors très lentement, plus lentement ? tu meurs… T’as vraiment l’impression qu’il sifflote en regardant ailleurs et qu’il se dit « ils m’énervent, mais ils m’énervent, je vais te leur montrer, moi, comment j’obéis quand on me siffle ! ».

    Pendant longtemps Lucie nous a dit : « Pauvre bête, il n’est pas bien fini, arrêtez d’essayer de le faire obéir, il ne peut pas comprendre, c’est pas de sa faute… » Alors nous nous étions résignés…

    Et puis aussi, il trottait si vite, et c’était si marrant de lui courir après sans jamais arriver à l’attraper… jusqu’au jour ou, en pleine montagne, nous nous sommes arrêtés pour pique-niquer avant de rentrer après une bonne journée de marche.  On a lâché le VOYOU (faut bien qu’il se dégourdisse les pattes une dernière fois pour avoir sa dose de fin de semaine…) et la course a commencé comme à l’ordinaire… Sauf que là, elle a duré plus longtemps, vraiment plus longtemps, tellement longtemps que la nuit a commencé à tomber… et que faute de pouvoir l’attraper Lucie larmoyait presque… Nous avons mis trois heures pour récupérer la bête, la jeter dans la voiture, fermer la portière à double tour (comme s’il y connaissait quelque chose, aux serrures, le chien !), et rentrer à la maison épuisés à la nuit noire !

    Alors la décision s’imposait : puisque nous étions incapables de dresser notre chien, nous allions nous adresser à un spécialiste… Nous en avons trouvé un bon : ce type est d’un calme olympien et sa devise est – en gros  - qu’il n’y a pas de mauvais chien, il n’y a que de mauvais maîtres. Nous avions choisi l’option cours en milieu urbain et nous nous rendions donc pour cet enseignement au PARC de la TETE d’OR  à LYON, lieu dense  en population selon les heures s’il en est. Il nous avait préconisé d’y aller à tour de rôle, une fois Lucie, une fois André, une fois moi etc…

    Lucie et André ont participé aux premières leçons où il nous expliquait que nous étions trop grands pour un chiot et que les tous premiers temps il convenait de nous baisser pour lui parler pendant le dressage afin qu’il ait moins peur… Ok nous l’avons fait… Mais presque tout de suite après, André est parti en mission en Amérique du sud pendant plus d’un mois, et lorsqu’il est revenu, à peine descendu de l'avion, j’ai tenu à ce qu’il conduise le chien à sa leçon pour qu’il apprécie des progrès… (Sic ! je n'aurai pas dû, satané décalage horaire que nous fais-tu faire !)
    J’ai seulement omis de lui dire que désormais nous lui donnions nos ordres debout, bien droit…

    Quand le dresseur a dit en tout début de cours, pour prouver que le VOYOU obéissait au doigt et à l’œil : « ASSIS », qu’elle ne fut pas ma surprise de voir mon André s’accroupir illico et s’entendre dire par le maître chien : « Non, Monsieur, pas vous, le chien… ».

    VOYOU a un maître drôlement obéissant !

    Vous me croirez si vous voulez, moi je me suis écroulée de rire, mais pas un seul muscle du visage du dresseur n’a frémi : c’est çà un MAITRE CHIEN !

    VOYOU a un maître drôlement obéissant !


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